C’est par l’humour et surtout par le défi que Gilles Ponthieux, chirurgien dentiste de 62 ans, évoque la maladie dont il est atteint depuis 3 ans.

La traverse de l’Atlantique à la rame, c’est le pari que ce sportif s’est lancé lors de son diagnostic par sa neurologue. Gilles n’en ai pas à son premier coup, en effet, il avait déjà réussi cet exploit, seul, en 2009.

Cette fois, il a décidé de faire équipe avec Philippe Berquin. La traversée s’est déroulée en 52 jours entre les Canaries et la Martinique pour une distance de 4185 km (2600miles). Les « deux séniors » se sont relayés toutes les deux heures pour parvenir à leur but. La seule aide dont ils ont bénéficié : une balise Argos afin de les géolocaliser.

« Il y a toute une période où je ne mettais qu’une rame dans l’eau. Pendant huit jours, mon épaule gauche ne répondait plus aux ordres de mon cerveau. Alors, je l’ai forcé à obéir à nouveau, en répétant un ordre « lève », à chaque mouvement », raconte-t-il.

Une force mentale : Sa volonté

La maladie de Parkinson est une maladie dégénérative qui résulte de la destruction lente et progressive de neurones du cerveau. Comme la zone du cerveau atteinte par la maladie joue un rôle important dans le contrôle de nos mouvements, les personnes atteintes font peu à peu des gestes rigidessaccadés et incontrôlables. Par exemple, porter une tasse à ses lèvres avec précision et souplesse devient difficile. De nos jours, les traitements disponibles permettent de diminuer les symptômes.

« La dopamine est un neurotransmetteur indispensable au contrôle des mouvements, et agit un peu comme un pilote automatique. Quand elle disparaît, les gestes automatiques s’estompent, et il faut les faire revenir par la volonté », explique le Pr Philippe Damier, neurologue au CHU de Nantes.

Rien de tel que le sport pour entretenir la volonté. « L’activité physique ne guérit pas la maladie, mais elle la ralentit », affirme Gilles Ponthieux.

Un sportif que rien n’arrête

Chaque jour, Gilles fait 10 kilomètres en VTT pour aller au travail. Il pratique aussi d’autres sports lors de son temps libre : gym parkinsonienne, ergomètre (appareil qui reproduit les mouvements de l’aviron).

Chirurgien-dentiste, Gilles Ponthieux a prévenu tous ses patients, et le Conseil de l’Ordre, qu’il était malade. Mais qu’il continuait à exercer. Ses patients lui sont restés fidèles.

Chaque jour, un défi !

Sa plus grande victoire ? Se donner un nouveau défi, chaque jour !

Il invite les autres malades à faire de même. « Pour quelqu’un qui n’arrive plus à montrer trois marches, se fixer l’objectif de le faire, et y parvenir c’est positif. Se mettre un défi, à chaque fois, c’est une grande victoire ! », nous explique Gilles.

Le dernier qu’il vient de se fixer : changer l’image négative dont souffrent les malades de Parkinson.

Pour en savoir plus sur la maladie ou soutenir l’association, rendez-vous sur :  www.franceparkinson.fr